Des fois quand je regarde le ciel j’espère que toutes ces personnes que j’ai perdues de vue au fil des années elles vont bien aujourd’hui, quelque part par là-bas.
Les mots je pense ils nous font ressentir des choses donc si on aggrave comment on se raconte ce qui se passe on aggrave aussi ce que on ressent face à ce qui se passe et si on calme comment on se raconte ce qui se passe on calme aussi ce que on ressent face à ce qui se passe.
Toutes les fleurs ne survivent pas l’hiver, quoique on y fasse. Que ce soit juste ou pas c’est comme ça. C’est une des choses difficiles de la vie à accepter peut-être. Mais je pense que ça nous entraîne aussi à accepter d’autres choses difficiles de la vie à accepter qui sont justes ou pas qui sont comme ça quoique on y fasse.
Rien ne sera jamais assez tant que quelque chose ne sera pas suffisant.
La fin de la nuit ça ressemble au début du jour et j’imagine que nos fins à nous aussi doivent ressembler à nos débuts.
Des fois on se sent pas vu pour ce que on est, mais après quand on nous pose une question sur ce que on est, on répond activement le moins possible. On dirait que on veut être vu mais sauf sans jamais avoir à se découvrir. Ça fait beaucoup de sens.
Peut-être que aujourd’hui on peut faire plus de choses que quand on les fait on se sent bien que des choses que quand on les fait on se sent pas bien. Ou pas, c’est pour toi.
Il y a un nombre bizarre de moments où j’ai l’impression que on se retrouve à essayer très fort de monter des montagnes que on a jamais pourtant décidé de monter.
Si on a eu un avant-midi laid et que avoir eu un avant-midi laid rend notre après-midi laid aussi on peut juste faire semblant que on a eu un avant-midi beau comme ça on va avoir un après-midi beau aussi, c’est pas interdit.
Mais si tout le monde il cherche la même chose pourquoi on s’aide pas à le trouver ça irait plus vite non?
Je suis pas convaincu de la vraie différence entre faire comme hier et faire comme demain.
On a aussi le droit de, pas, faire semblant que on veut tout ça.
Je pense pas que c’est vrai que il est jamais trop tard. Ça n’a pas vraiment de sens je trouve de dire ça parce que plein de fois il est trop tard pour plein de choses. Mais c’est pas obligé d’être grave par contre. Ça peut être ok.
J’espère que un jour on va retrouver le nuage qui nous avait fait le bien il y a quelques années.
Plus je pense à comment penser de façon honnête, plus je pense que la seule façon de penser de façon honnête, b’en c’est de me taire complètement, finalement, et de regarder les arbres et de les trouver beaux.
T’inquiète pas personne va finir par découvrir que on est des imposteurs parce que ils sont tous trop occupés à essayer de nous cacher que ils sont des imposteurs.
Je ne suis pas les parties de moi que je n’aime pas, il n’y a vraiment pas de quoi être déçu. Je ne suis pas non plus les parties de moi que j’aime, il n’y a vraiment pas de quoi être fier. Il n’y a vraiment pas de quoi me monter toute une histoire à propos de moi au fond.
Il y a plusieurs moments dans nos vies où on utilise ne pas heurter les autres comme excuse pour en fait surtout ne pas heurter nous. Je sais pas si c’est bien ou pas, mais ne faisons pas semblant que ce n’est pas le cas.
Je sais pas si vraiment le, meilleur, est à venir. C’est un peu exagéré et vide de dire ça je trouve et je veux pas te dire des choses exagérées et vides. Mais je pense que du bon est à venir en tout cas. Pis peut-être que c’est suffisant.
Quand je médite j’ai l’impression que je retourne dans un quelque part qui me connait par coeur.
Peut-être que, non, on a pas fait de notre mieux et peut-être que, oui, c’est notre faute, mais peut-être que c’est ok.
Ce qui est compliqué quand je crois avoir un avis sur ce qui est bien et ce qui est mal, et b’en c’est que je le fais au travers du même regard qui croit voir des silhouettes dans le noir et des visages dans des troncs d’arbres, donc bon, voilà.
Je n’ai pas de bonnes raisons de croire que la facilité serait un chemin moins légitime que la difficulté, sauf que c’est mois difficile.
Si on est honnête, on sait très bien que le chemin vers la paix intérieure il est lisse et droit, et pourtant, on passe toute notre vie à sortir volontairement du sentier.
Si on veut plus de liberté, peut-être que on pourrait commencer par ne pas s’enchaîner à notre envie de liberté.
J’essaie de ne pas trop croire des pensées que si on me demande pourquoi je pense ça je répondrais que je sais pas ou que c’est évident, parce que ce serait bizarre.
Juste assez,
c’est assez.
Ça le dit
mot pour mot.
Si je décide que j’ai besoin de faire des grandes choses compliquées pour enfin être en paix il va falloir que je fasse des grandes choses compliquées pour enfin être en paix et si je décide que j’ai besoin de faire des petites choses simples pour enfin être en paix il va falloir que je fasse des petites choses simples pour enfin être en paix. C’est comme ça.
J’essaie de faire attention aux premières pensées que je laisse prendre de la place le matin. C’est que elles ont cette tendance à, aussi, devenir les deuxièmes, puis les troisièmes, puis notre journée, puis notre semaine, puis notre vie.
On a le droit de dire merci
pour des choses
que on a pas,
c’est pas interdit.