Peut-être au fond que les fois où on a fait le mauvais choix c’était des coups de pratique pour nous rendre capable de reconnaître que cette fois, c’est le bon.

Des fois c’est pas trop beau pour être vrai. Des fois c’est juste beau pis c’est tout.

Je sais pas trop où les gens qui disent que ils rêvent d’aller dans l’espace ils pensent que ils sont en ce moment, mais bon ok.

C’est ok aussi de guérir au lieu de prévenir. C’est pour ça que on a des pansements. Au pire on mettra un pansement. On l’a déjà fait. On est encore là. Ça va guérir. C’est pas grave.

B’en écoute,
qu’ils soient déçus,
c’est tant pis pour eux,
pas pour nous.

Je me demande c’est après combien d’années à agir autrement que qui on dit que on est « au fond », ça devient juste un mensonge.

Peut-être que,
on l’est, assez.
Qu’est-ce que
on en sait
au fond?

Les gens on dit que on veut être aimé pour qui on est, mais après on cache qui on est pour que les gens qui, de toute façon, n’aiment pas qui on est, eux, nous aiment, et que les gens qui aimeraient, eux, qui on est, ne puissent pas le faire. Ça fait beaucoup de sens.

Ce qui est triste un peu avec essayer très fort et très longtemps d’atteindre les attentes des autres, c’est à quel point, les autres, b’en ils s’en foutent au fond. Des bonnes chances qu’ils aient même oublié.

Dans la vie il y a des fleurs que on aime et d’autres que on n’aime pas. C’est tout. Ça ne les concerne pas. Il n’y a vraiment pas de quoi en faire toute une histoire. Dans la vie il y a aussi des gens qui aiment nous et d’autres qui n’aiment pas nous. C’est tout. Ça ne nous concerne pas. Il n’y a vraiment pas de quoi en faire toute une histoire.

Je pense que un peu plus souvent que on pense, le risque que c’était vraiment le bon choix vaut le risque que c’était vraiment le mauvais.

Au fond on fait toujours ce que nous on veut. Sauf si pour une raison ou une autre, on, choisit de faire ce que quelqu’un d’autre veut.

C’est bizarre un peu de vouloir être parfait pour que on nous aime parce que personne aime les gens parfaits parce que c’est plate pis c’est louche pis les gens ils aiment les gens pas plates et pas louches.

Les gens des fois on dit que on veut lâcher prise mais au fond je pense pas que on veut vraiment lâcher prise comme on dit. Je pense que on veut juste passer de essayer de contrôler dehors à essayer de contrôler dedans.

Je vois pas pourquoi on est aussi certain quand on se lève le matin que aujourd’hui doit plus ressembler à hier que à demain.

Quelque part, les grosses joies de l’amour, c’est un peu réservé à ceux qui acceptent le risque des grosses peines de l’amour aussi t’sais.

Souvent, en vrai, c’est notre armure la chose fragile, pas ce que elle protège.

Les gens des fois on dirait que on prend le détachement comme un buffet parce que on veut se détacher du regard des autres quand c’est des insultes mais sauf continuer d’être flatté quand c’est des compliments mais sauf je pense pas que ça marche comme ça.

Les gens on traite avec plus de soin les livres que on nous prête que les coeurs que on nous prête, c’est un peu bizarre.

C’est quand même très bizarre de savoir pourtant que mon regard sur le monde il voit des visages dans des troncs d’arbres et ensuite croire que je peux lui faire confiance pour distinguer le bien du mal.

Aujourd'hui on est grands et forts mais on est beaucoup plus peureux que quand on était petits et faibles.

J’essaie de rester humble, parce que parfois je me rappelle que on est vraiment en fait juste un genre de singe pas très fort, ou très solide, qui nage mal, qui vole pas, qui saute pas haut, qui court pas vite et qui porte des tubes de coton au bout des pattes.

Je nous souhaite de trouver un quelque part où on peut chaque fois laisser notre masque sur la patère de l'entrée.

Toutes les fleurs sont normales. Toutes les fleurs sont des fleurs. Et en ce moment je ne te parle pas des fleurs.

Trouvons-nous un endroit ou même notre laid est traité comme beau.

Les gens on passe notre temps à exagérer comment on se raconte ce qui nous arrive et ensuite on est étonné quand on vit des émotions exagérées quand on s’écoute se raconter en exagérant ce qui nous arrive.

Notre enfance entre les beaux nuages et les champs de fleurs et les étés éternels et les riens à faire, on ne pourra jamais y revenir. Mais on ne pourra jamais nous l’enlever.

Souvent j’ai l’impression que on répète les choses vulnérables que on a déjà dit à tout le monde pour éviter d’avoir à dire la vraie chose vulnérable que on a dit à presque personne encore.

Peut-être
que on peut
expirer
maintenant.

On peut passer à autre chose même si on y pense encore, on est pas obligé d’attendre.